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2025-10-28-la trilogie Alpine ou comment un Guide ne serait rien sans ses clients.Je partage un article que j’ai écrit pour Montagne magazine suite à la accompagnement de mes clients sur la trilogie Alpine cette saison. 

Trois grandes faces nord, trois relations guide-client

Un peu par hasard sur cette saison 2024/2025, j’ai eu le plaisir de guider trois clients différents  sur trois  grandes faces Nord des Alpes : Cervin, Eiger et Grandes Jorasses.

Au-delà de la satisfaction que j éprouve suite a cette fameuse trilogie et de l’aboutissement que j’y vois dans mon métier de guide, j ai été marqué par  les liens tissés là-haut. Les différences de personnalité se trouvent probablement accrues lors de ces épreuves tant physiques que mentales que représentent ces grandes ascensions. Difficile de se cacher derrière de faux-semblants là-haut, et les relations en sont d’autant plus authentiques!

Acte I: Bernard au Cervin, voie Schmitt, novembre 2024

Deux ans à scruter les webcams et être à l’affût des bonnes conditions  et enfin le créneau semble se dessiner. On pousse les meubles pour pouvoir se dégager la disponibilité nécessaire, et c’est au pied  de la face Nord  que nous nous encorderons pour la première fois, Bernard et moi. Je suis partagé entre l inquiétude que cela entraine avant un tel projet et l’importante expérience que sa liste de courses démontre. Dès le premier contact, le bonhomme est chaleureux et a le verbe facile. Comme plusieurs clients, il me donne l’impression que sa vie a été construite autour de la montagne, et je suis ravi d avoir l’honneur de terminer avec lui sa trilogie des grandes faces Nord.

Bernard ne mâche pas ses mots, dans un sens comme dans l’autre, et c’est confortable de savoir ce qu’il éprouve du coup. Il exprime beaucoup, et lors de l’ascension d’une grande face, on a beaucoup de choses à exprimer justement ! Quant à moi, mon apprehension quant à l inconnue des conditions baisse lorsque j’aperçois des traces approchant la face, mais à l’arrivée de Bernard tardive au refuge, les doutes reviennent car il exprime avoir eu des difficultés pour marcher dans la neige sur un simple sentier!  J’apprendrai ensuite que c’est dans ce genre de terrain que ses articulations le dérangent… Dans la nuit et à la recherche de l’itinéraire, la possibilité de renoncement est très forte et ce n est pas facile mentalement.  Les traces entrevues la veille  disparaissent, la neige est plus pulvérulente  que prévu, et le leader d’une autre cordée tombe dans la rimaye juste au-dessus de moi, sans conséquence heureusement ! Ensuite, un passage peu difficile techniquement mais engagé, avec de la neige poudreuse sur des dalles et sans protection fait lâcher à Bernard un « on redescend ! » angoissé.  Je suis content qu’il rejoigne mon analyse de cette situation précaire et le lui fait savoir, sans pour autant être en capacité a cet instant de lui fournir l empathie dont il aurait peut-être eu besoin! Je dois ensuite me ressaisir pour porter le course plus haut où je suppose que les conditions s’améliorent.

Dans la rampe en glace dure, je suis bien au courant de son mal de mollet, ce qui m’incite à adapter ma manière de progresser. Heureusement son aisance incroyable en dry tooling le rend très efficace dans les passages techniques. Le fait d’avoir semer la cordée partie en même temps que nous ce matin nous donne les coudées franches  pour l’ascension et nous motive à avancer rapidement. C’est là où toute l’expérience de Bernard prime et où il arrive à maintenir l’intensité de l’effort jusqu’au sommet malgré des conditions de neige moyenne. À la pause une fois l’arête de Zmutt rejointe, le côté très actif de Bernard ressort et je l’oblige presque à s’asseoir pour se reposer lorsque la neige fond! Je comprends mieux sa boulimie d’ascension comme l’atteste la longueur de sa liste de courses: il ne s’arrête jamais ! La descente se fait sans trace dans une neige profonde et poudreuse, et vu que Bernard est premier pour que je l’assure, la recherche de l’itinéraire passe par lui. Je sais que je peux compter sur lui et là encore l’expression de son inquiétude ressort lorsqu’il ne trouve pas les premières cordes fixes, d’autant que la nuit arrive bientôt. En calmant le jeu et en faisant preuve d empathie  cette fois, on finit par trouver le chemin et rejoindre Solvayhutte à la nuit tombée. La pression retombe et nous sommes ravis de nous détendre dans  ce havre de paix. Lui qui a grimpé avec plusieurs guides, il me félicite sur ma gestion de la course et ma pose de protection, ce qui me touche. J’apprécie que parfois il sorte des normes  dans sa manière de communiquer,  que ce soit avec moi ou avec de parfaits inconnus : « vous avez grimpé jusqu’au milieu puis êtes redescendus ? Oui, oui il y a un télésiège très pratique pour redescendre de la face ! »😂

Acte II: Bruno à l Eiger, voie Heckmair, avril 2025

Bruno est mon compagnon-client depuis le début de mon parcours de guide. Impressionnant de volonté sur le long terme, il collectionne les sommets depuis des décennies : Seven summits, 82 sommets de 4000 m  des Alpes dont nous avons partagés les plus techniques ensemble, tout sommet est bon à prendre! Il s’est même lancé un défi original: rejoindre depuis sa maison les sommets de chaque départements de la métropole en mobilité douce! Quitte parfois  à errer dans des champs gps en main! Et comme un sommet de 3900 m mythique lui siérait bien, pièce de la trilogie alpine en bonus, il me sollicite pour la face nord de l Eiger.

Je sais que malgré la technicité de l’itinéraire, la durée de l’effort ne devrait pas poser de problème à mon diesel préféré : tout comme sa quête de sommet, lorsqu’il est en mode balistique, il ne s’arrête jamais ! Un peu comme un train lancé sur des rails, train qu’il a conduit durant 40 années  justement !

Bruno ne s’épanche pas sur ses problèmes et les passages mythiques s’enchaînent sans trop de souci, je suis même étonné de le voir tout sourire à la sortie de la fissure difficile, moi-même qui ai dû quand même me battre dans ce passage! Lorsque des aspirant-guides nous doublent et  malheureusement nous font attendre ensuite, Bruno reste stoïque; « patience est mère de réussite » semble être l adage de sa vie! Au moment où nous les redoublons, ma corde se tend et ce n’est que le lendemain que j’apprendrai que Bruno s’est légèrement ouvert une arcade avec un piolet, il a dû se faire ses propres  premiers soins dans la goulotte! Après la traversée des dieux je lui demande s’il se sent comme un dieu, et il  répétera de manière laconique la même chose à l aspirant guide qui nous suit : « tu te sens comme une déesse apres cette traversée » ?😆

À chaque passage, on se comprend à demi-mots, par le regard ou la posture. Son admiration me porte tandis que je l’encourage, ça a toujours fonctionné comme ça entre nous. Et cette symbiose peut s exprimer aussi lors d une simple partie de pétanque ou une soirée dansante endiablée !

En dépitonant un relais dans le rocher compact des fameuses fissures de sortie, Bruno perd son piolet. Il reste stoïque et je suis impressionné par son calme dans les pentes de sortie en glace dure, à peine éclairé par les  dernières lumières du jour… il semble plus agacé contre lui-même que stressé d avoir perdu son outil, et quelque part ça me rassure. Notre lieu de  bivouac au sommet de l’Eiger est magnifique , le diesel peut s’ éteindre!

Acte III: Thibault aux Grandes Jorasses, voie Cassin, juillet 2025

Profil complètement différent pour Thibault. Sa précocité alpinistique lui a permis de prétendre très rapidement à de jolies courses, et c est pour sa quatrième semaine de haute montagne que nous voici au pied du monstre, au refuge de Leschaux. J’apprécie son œil neuf et aiguisé sur l’activité, il n’a aucune barrière mentale ou norme qui ne contraignent sa motivation ! 

Si bien que je sais d’avance qu’un réveil réglé à 23h30, aussi douloureux soit-il, sera enteriné par Thibault. J’en fais appel à son esprit d’analyse visant pragmatisme et efficacité, et je lui montre par A+ B que cet horaire nous permettra d’arriver dans de bonnes conditions au refuge Boccalatte côté italien. Il me semble que nous nous retrouvons sur une posture efficiente des choix que nous avons à faire, sans que ce soit trop pollué par nos affects. C’est que nous sommes tous les deux chefs d’entreprise, lui avec plusieurs centaines de salariés, moi avec zéro !😂

J’admire sa capacité d’anticipation, lui amenant à poser des questions pertinentes et à me positionner très clairement : « donc ça veut dire que dans la nuit on va franchir le dièdre Rebuffat ? Oui, j’estime pouvoir le trouver à la frontale et même le grimper ! ». Il me semble que Thibault est très carré là-dessus : il m’a engagé comme professionnel et se remet à moi in fine.

Et comme il est exigeant envers lui-même et ne se contente  pas de faire de la « marche sur neige » selon ses propres termes, chaque objectif annuel doit comporter de l escalade difficile. Et bien nous sommes servis, car même en second les dalles grises sont grimpantes et chaque traversée implique un certain engagement pour le second.

Son mental de guerrier prend le dessus sur la fin de l’ascension où il arrive, malgré la grande fatigue à maintenir un rythme soutenu. Sommet:  hydratation, repos puis c’est la longue descente côté italien. 

En bon actif qu il est, nous montons en refuge dès le lendemain pour cette fois faire de l’escalade plaisir au soleil et sans sac. Il n’empêche que ce presque néophyte repart de vacances avec une référence mondiale de l’alpinisme dans sa sacoche !

Après mon projet 40 ans – 4 saisons – 4 projets, je m’étais fixé comme objectif, si c’était possible, de guider les trois grandes faces nord d’ici mes 50 ans. Je suis donc ravi d’avoir pu les enchaîner cette saison, bien que je ne sois pas tout à fait à l’aise sur ce rapport au « trophée ». Nous avons tous besoin de reconnaissance, et clairement cette trilogie historique est un référentiel reconnu. Pour autant,je pense que la démarche de gravir ces itinéraires , ou de les guider, est d’autant plus authentique et pleine de sens si il y a eu une démarche personnelle : au fond de moi, quel est réellement la motivation qui me fait m’engager en montagne ? Au-delà des normes de la communauté, des critères techniques comme l’éloignement de la face, la qualité du rocher, la difficulté, ou encore l’éphémèrité des conditions; des éléments historiques : quel genre d’ascension y a t’il eu auparavant, est-ce qu’il y a eu des drames, est-ce qu’ils ont marqué l’histoire de l’Alpinisme…; mais aussi des critères esthétiques : la beauté du sommet, la sauvagerie de l’environnement, l’intelligence du tracé… et évidemment des motivations personnelles comme le dépassement de soi, la réalisation…

Ces points sont multiples, et sans nier la fierté d’une certaine reconnaissance du milieu, je pense que les voies parcourues en valait largement la chandelle intrinsèquement ! Multiples sont les sources de motivations, multiples et plurielles sont  les relations humaines également. Je me sens donc très heureux d’avoir partagé ces moments forts, tant au niveau alpinistique que relationnel. 

Je  vous remercie mes fidèles clients-compagnons Bernard, Bruno et Thibault, pour m’avoir permis de vivre avec vous ces aventures intenses là-haut ! Je vous aime.

Mes remerciements vont également à ma famille qui me soutient dans cette activité un peu marginale de guider sur des grandes faces Nord🤪

Article ici

2025-20-02: la livanos à Archiane

C’est une première pour notre cordée avec Jean Luc, une voie calcaire majeure des Préalpes ! Malgré l’âge qui avance, Jean Luc reste toujours motivé pour La grimpe, mais les côtés désagréables de la haute Montagne lui sont maintenant peut-être un peu trop désagréables justement ! donc nous avons choisi de l’escalade plaisir pour cette sortie. Le cirque d’Ariane est absolument magnifique et l’impression d’isolement n est troublé que Par les quelques vautours qui viennent nous rendre visite à la faveur des premiers thermiques. Au passage, félicitations au « Grec » pour cette voie astucieuse, variée et de caractère !

J’ai vraiment envie de revenir dans cette région du Vercors Sud, c’est un peu les dolomites à portée de main ! Avec les parois du glandasse, des trois becs et du Mont Aiguille, il y a de quoi faire et dans tous les niveaux… 🙂

01/08/2025: doublé en Valjouffrey… ou comment profiter du gneiss de l’Olan, pour le meilleur et pour le pire!😅

Un paquet de neige sur Chamonix, une face sud de la meije encore plâtrée, ouf l’olan a été épargné par la dernière perturbation et c’est en route à Vizille que nous arrêtons notre destination : Fond Turbat. Ce sera d’abord la classique desMaison avec Bruno, malheureusement abîmée par les derniers éboulements… mais l’occasion pour Bruno de se donner aux joies de l’artif…

Puis Bernard me rejoint au refuge et cette fois c’est la grimpante directe de gauche qui verra notre visite, un itinéraire de grande classe, malgré une escalade délicate et parfois engagée ! Bravo à tous les deux pour votre motivation sans faille !

Et petite mention à Julien avec qui nous avions grimpé la desmaison en 2002, une belle ascension rétrospectivement !, J’ai même retrouvé notre mot sur le livre d’or. 😊

Desmaison:

Julien en 2002 au pied du toit d’Artif, le caillou a quand même un peu changé… 

Directe de gauche:

Aspects techniques:

Pour les deux voies, il me semble compliqué d’évoluer raisonnablement à deux cordées ou plus dans le même itinéraire du fait des chutes de Pierres…

Desmaison:

bon topo C2C, qualité du rocher à oublier… surtout quand on est le premier de la saison après le printemps !

Olan directe de gauche

Socle et descente: voir c2c.

Escalade parfois engagée et délicate, itinéraire Classe, quelques très beaux passages.

Topo cambon bien j ai trouvé.

L1: 25m, 4

Depuis l’épaule au-dessus de la tête ronde, et à gauche de la dépression–grotte, rejoindre la vire de l’attaque, soit par la gauche soit directement, on se trouve à une quarantaine de mètres à droite des grandes fissures cheminée.

L2: 45m. 6a puis 6c.

Remonter le dièdre au-dessus (pitons), Relais intermédiaire 3p triangulés, puis le dièdre qui suit légèrement à droite, crux 6c à la fin (pieds en écart lisse, Friends), Relais sur une terrasse. gérer le tirage si on enchaîne.

(Je suppose que la variante à droite n’existe pas, zone Raide et compacte à droite du 6C. Peut-être une erreur de topo…)

L3: 45m 5

Au plus facile, à droite puis revenir à gauche à un relais sur 2p éloigné à l’aplomb de la coulée noire à droite.

L4: 50m 5+

Traverser à gauche sur 5 m ou 10 m dans du  rocher compact, beau!, puis monter droit, Relais intermédiaire avec piton de gauche qui bouge, continuer en ascendance à gauche jusqu’à un relais sur six pitons triangulés. (A gauche de la coulee noire)

L5:30 m 6B droit au-dessus, crochet à droite à la fin, Relais sur un piton sur une marche, + bequet\friend 

L6: 30/35m  6b délicat, ascendance droite relais sur friend vers une lame.

Un pas pendu à rocher douteux à droite du Relais, puis un pas au niveau d’un vieux piton rouillé

L7: 35m 6b légère gauche dans un dièdre, (pas pris un piton à droite), puis en ascendance à droite, Relais sur Friend à droite d’une lame.

L8: 50m 5 trav a d puis ascendance d

L9: 50 m 5 ascendance droite puis g. Relais sur deux pitons sur une bonne vire/bivouac commune à la Couzy.

L10: 5 60m

Traversée sur une dizaine de mètres à gauche puis monter en ascendance à droite pour faire Relais sur Becquet au niveau d’une épaule, on est à l’aplomb de deux taches de rouille situées au même niveau.

La Couzy part à droite.

L11: 5/5+ 50m

monter à l aplomb du milieu entre les deux taches de rouille puis traverser à gauche dans du beau rocher compact pour passer à gauche de la tache de rouille de gauche, Relais becquet sur une large vire avec des pierres.

L12:6a 45m

Monter la fissure dièdre au-dessus puis diagonale droite beau râteau de chèvre pour faire Relais sur deux pitons plus Friend

Départ délicat, évitable par un crochet à gauche dans des dalles compactes (mais le second serait mal assuré alors)

(Ce relais peut aussi se rejoindre en arrivant par la droite en empruntant 2 longueur de la couzy).

L13 30m 6c

La fissure diagonale mythique !

Départ 5+, un piton, puis friend numéro quatre, renfougne,  piton, un piton puis vieille cordelette sur bloc coincé à la fin, belles verticales et petits pieds g, puis bac de sortie.  Relais sur le premier piton rencontré juste en sortie plus Friends

L14: 5+

Remonter le dièdre cheminee au-dessus puis s’en échapper à droite au mieux, pas naturel. Attention aux pierres sur l’assureur.

Ne pas continuer droit au-dessus, piton de but.

L15: 3 traverser 20 m à l’horizontale facilement dans des dalles pour rejoindre un relais sur 2 pitons + friend  au sol,  à gauche d’une écaille posée et inquiétante.

L16: 30 m 6a délicat

Monter sur l écaille inquiétante,  grimper droit dans des écailles creuses, piton à 7 m environ un peu à gauche, puis deuxième piton un peu à droite, puis sortir à gauche dans du gris compact ou à droite dans un surplomb fissuré (friend)

Finir facilement dans du trois jusqu’au sommet.

Matos : 2 jeux de friends jusqu au vert 0,75, 1 rouge 1 ,1 jaune 2, 1 bleu 3, 1 numero 4 agreable pour diag. Éventuellement marteau/pitons. Baskets. Corde à simple 50m.

Un topo au refuge:

Emplacement des Relais approximativement, notamment pour le début de la voie

25/07/2025: doublé à l argentiere: une belle classique puis une voie terrain D’av au caractère bien trempé ! Évidemment signé Bettembourg à l aiguille d’Argentiere ! 

Satané flux d’Ouest!, mais nous ne nous laissons pas abattre avec Philippe : direction Refuge Argentiere où tout est possible : de la couenne à côté du Refuge à La Grande course rocheuse aventureuse, hier et aujourd’hui c’est le jackpot car nous avons pu parcourir dans les éclaircies matinales tout d’abord la rebuffat au minaret puis la Bettembourg au plier sud Argentiere, joli doublé Philippe, félicitations !

De mon côté, c est grati fiant de sortir des sentiers battus, cela demande à mon sens de la réflexion sur les critères menant au choix d’une course, et lorsqu’on tombe sur un bijou à côté des classiques, ça fait plaisir ! Je me sens fier de pouvoir guider dans ce genre d’itinéraire, C’est un peu la preuve par la pratique d’une certaine réflexion propre qui fonctionne. Merci à Louison entre autres d’avoir défricher cet itinéraire, et suscité ma curiosité. 

Et quant à Fred et béa, on se sent au refuge comme à la maison, c’est leur but et c’est très réussi ! merci encore!

11/07/2025: une bosse dans le Brouillard… ou une arete interminable à 4810m🥲

Et oui c’est bien une arête interminable qu’il faut parcourir pour accrocher trois sommets de 4000 m de plus à son tableau ! Ça passe par un très beau bivouac au Col emile rey dans un coin bien sauvage du massif,.

Depuis mon dernier passage il y a huit ans, j’ai trouvé tout de même que malgré sa mauvaise réputation, le rocher s’est un peu assaini, miracle ! 

Bravo Nicolas pour ta motivation sans faille, et cette course expédiée en deux jours, quelle grande forme ! plus que un (4000)!

05/07/2025: Grandes Jorasses Pointe Walker, Cassin : une incontournable classique !

Encore un mémorable brainstorming en début de séjour avec Thibault pour Choisir l’objectif de l’année, et cette fois même si ce n’est que sa quatrième semaine d’alpinisme, nous portons notre dévolu sur cette incommensurable classique de l’Alpinisme. Nous ne sommes pas déçus, même si le réveil la veille de la course à 23h30 pique un peu… Mais la stratégie est payante car Nous arrivons à Boccalatte côté italien pas trop tard après une escalade marquante : terrain chamois, granite parfait, cheminement, cadre imposant. Les superlatifs conviennent tous à cette course. Thibault s’est montré incroyablement efficace et motivé, sans compter la ténacité pour finir la course malgré la fatigue et l’effet de l’attitude, un grand bravo!

L’austérité de l’endroit a été atténué par la présence sympathique d’une autre Cordee avec guide, avec qui ça s’est très bien passé, quel plaisir de partager ça !

Évidemment, au cours de l’Ascension j’ai eu de grandes pensées pour toutes les ascension historiques sur cette voie : première, première à la journée, solo, vitesse, enchaînement, hivernal… Quel condensé d’histoire !