C’est une super escalade dans un cadre grandiose, offerte par Gabarrou lui-même, idéale pour délayer après une Walker…
Bravo Thibault pour la motivation ! 







C’est une super escalade dans un cadre grandiose, offerte par Gabarrou lui-même, idéale pour délayer après une Walker…
Bravo Thibault pour la motivation ! 







Encore un mémorable brainstorming en début de séjour avec Thibault pour Choisir l’objectif de l’année, et cette fois même si ce n’est que sa quatrième semaine d’alpinisme, nous portons notre dévolu sur cette incommensurable classique de l’Alpinisme. Nous ne sommes pas déçus, même si le réveil la veille de la course à 23h30 pique un peu… Mais la stratégie est payante car Nous arrivons à Boccalatte côté italien pas trop tard après une escalade marquante : terrain chamois, granite parfait, cheminement, cadre imposant. Les superlatifs conviennent tous à cette course. Thibault s’est montré incroyablement efficace et motivé, sans compter la ténacité pour finir la course malgré la fatigue et l’effet de l’attitude, un grand bravo!
L’austérité de l’endroit a été atténué par la présence sympathique d’une autre Cordee avec guide, avec qui ça s’est très bien passé, quel plaisir de partager ça !
Évidemment, au cours de l’Ascension j’ai eu de grandes pensées pour toutes les ascension historiques sur cette voie : première, première à la journée, solo, vitesse, enchaînement, hivernal… Quel condensé d’histoire !











Comment faire pour éviter la foule sur le granite de Chamonix ? Profiter des belles fissures oranges entourés de Faces Nord imposante s? La réponse se trouve au refuge d’Argentière. 😊
Un super séjour avec Jean-Marc qui aura grimpé son pesant de linéaire de mètres de granite cette année ! 👌









Après avoir parcouru une voie à l’évêque avec Jean-Marc, il est emballé par la beauté du rocher des contreforts tout proches, c’est parti pour l’aventure de l’ouverture ! Incertitude, cheminement, choix stratégique, une nouveauté qui lui a bien plu, sans compter qu’il a eu la primeur du nom de la voie !
Pour ma part ça a été un joli challenge de le guider dans ces conditions, mais j’ai été comblé par la beauté du rocher, même si j’ai parfois serré les fesses pendu à mon crochet loin au-dessus du dernier point ! 
Évêque, le menhir de Natacha
Joli voie sui complète les voies du secteur. Spits + coinceurs (bleu au jaune), escalade un peu engagée.
Attaque dans des contreforts à gauche et au sud du rocher de Lévèque (2203m), au pied d’une belle dalle.
L1,6a+ 25/30m.beau caillou, stopper à 8m, premier point au niveau du Ressaut, un pas au 2e point, encore 2 points.
L2, 25/30m6a+ ou 5c en évitant le dernier point à droite. Très beau rocher sculpté. Trois goujons, friend Violet, traverser à gauche, friend petit bleu et rouge, encore un goujon ( évitable à droite)
L3 40m un point 10 m après le relais après avoir traversé la faille, puis remonter l arete, Becquet, friend, Becquet, friend sous le gendarme.
Descendre par des rampes à chamois à gauche ou poursuivre en suivant le fil de l arete PD.










C’est après une jolie course à l’envers des Aiguilles que Florence s’est laissée séduire par le versant italien du Mont-Blanc… Malgré la compacité et la longueur de la face, Florence ne s’est pas laissée impressionner et a pu savourer cette belle escalade plaisir, dans un coin loin des remontées mécaniques et dans un environnement magnifique ! Bravo!
J’apprécie particulièrement ces lieux et ce serait un plaisir de vous y guider ! 












Une voie encore en « chantier » qui sort de manière très jolie sur friend, de la belle montagne et de la solitude pour cette journée en Belledonne !





Quoi de mieux qu’une jolie sortie en Belledonne pour se remettre à l’Alpinisme ? Solitude, variété des passages, un zeste d’engagement et d’incertitude sur une section non topographiée… Une journée comme je les aime, idéalement partagée avec Stephane ! un prélude a de belles choses un peu plus tard en saison ? 








J’y parle de ma vision du métier, de ce qu il éveille et qu’il fait vibrer chez moi , loin de me prendre pour un dieu !
J’espère qu’il vous plaira !

Guide de haute montagne :
Un métier qui sublime son sens dans l’accomplissement et le dépassement d’autrui, que ce soit dans une grande face Nord ou une simple découverte à ski de randonnée. J’éprouve une certaine satisfaction à inciter mes clients à connaitre et à utiliser leurs corps pleinement: leurs capacités physiques, psychologiques mais aussi émotionnelles. A s’inscrire dans le temps long, loin d’une société de l’instantané. Peut-être que le regain d’intérêt des dernières années pour les activités montagne prend sa source dans ce monde d’en bas qui refoule ces besoins primaires?
Le lien que l’on tisse avec un client d’un jour ou d’une carrière, se noue subtilement selon la situation, au gré des aventures partagées. La montagne ne fait pas de distinction de classes sociales, et les relations n’en sont que plus fortes et authentiques. Et souvent, malgré la relation commerciale, un rapport amical apparaît. Pour peu que l’on accepte de se laisser mettre à nu par la montagne, en toute humilité. Difficile de se cacher derrière des faux-semblants là -haut!
Et difficile aussi de ne pas percevoir l’ambiguïté et l’ambivalence qui se cache derrière ce métier : la pratique de la montagne a malheureusement un impact sur ce milieu qui nous est si cher, et j’ai beau avoir évité le déplacement aérien ces vingt dernières années, ce n’est pas le cas de mes clients étrangers!
Je me sens également tiraillé entre cette activité addictive et les autres pans de la vie, l’équilibre est difficile à trouver tant la gratification de guider est grande : « la différence entre un guide et Dieu ? Dieu ne se prend pas pour un guide, lui ! ». C’est une blague de guide qui ressort souvent à l’apéro du refuge ! Et tout comme on revient au verre de blanc, les hormones du bonheur liées à l’activité sportive nous rappellent à elles si on s’arrête trop longtemps…
Un métier passion que je vis jusqu’aux tréfonds de mon âme; souvent beau, parfois dur, demandant une implication totale quelle que soit la situation. Une manière de vivre l’instant présent pleinement, dans la recherche du geste juste – le « kairos » d’Aristote – mais aussi de la décision la plus adaptée. En acceptant l’incertitude, en jaugeant la prise de risque, en intégrant de multiples paramètres plus ou moins objectifs. Car la montagne en elle-même n’est pas dangereuse, et je me méfie avant tout de moi-même.
L’esprit tourné en permanence vers les conditions du moment, indépendamment du jour de la semaine. L’esprit centré aussi sur ses propres capacités et ses limites, qu’on apprend à connaitre et reconnaître; sur son propre ressenti presque animal basé sur des perceptions parfois très fines de notre environnement.
L’esprit habité par ces émotions fortes qui nous submergent souvent : la joie de voir couler une larme sur la joue de son client au sommet, la peur à l’approche d’un passage délicat, le bonheur d’un beau geste ou encore la félicité d’une belle soirée en refuge.
Plus qu’un métier, je perçois cette activité comme un mode de vie!
Arthur Sordoillet
Les 4000 de saas fee ont tout pour plaire : des triangles élancés, des beaux Glaciers, et des Refuges confortables ! Un beau tour au pays du Toblerone pour Catherine et Steph ! 





















L’Aiguille du Fruit est une des rares montagnes qui permet de skier ses couloirs sur ses quatre faces, et j’avais dans le coin de ma tête son esthétique tour horaire. Il faut dire que plusieurs de mes journées professionnelles de l’hiver ont lieu au pied de ce sommet emblématique de Courchevel.
Finalement décidé la veille au soir, la sortie a répondu à toutes mes attentes : quiétude incroyable pour le lieu (station fermée), des couloirs en veux-tu en voilà , des conditions de neige excellentes avec de la peuf en nord et de la decaille en sud, quelques passages techniques à monter et en descente pour agrémenter le tout !
Une grosse matinée d’effort pour une dizaine de couloir empruntés, dont les mythiques « fruit suspendu », « fruit absolu » et « fruit défendu » ! merci les ouvreurs d’avoir défriché ce joli terrain dejeu, sans compter la poésie et la créativité des appellations des couloirs ! 
Au final, je suis ravi d’avoir passé mon unique journée de ski pour moi de la saison sur ce sommet, ça faisait des années que j’attendais de pouvoir faire ce bel enchaînement !
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez sue je vous guide sur un itinéraire de ce type ! 









Côté pratique, ça fait six couloirs à la montée, et cinq’à la descente, chercher l’erreur ! en passant par les mythiques fruit suspendu, fruit absolu et fruit défendu… (se référer au topo de Bérrard )ces skieurs ont un sacré sens de l’humour ! un peu de dry skiing parfois…
Côté conditions, je suis arrivé vers 10 heures au sommet de la pente sud et c’était décaillé à main droite, ça permet de finir le tour sans être trop en surchauffe ! En revanche le couloir sud du sommet Sud du fruit est encaissé et dans ce cas comme on le Skie avant il n’est pas décaillé…









Côté horaires,, à titre indicatif, je suis parti à 5h de l’Altiport de Courchevel, sommet nord du fruit à 8h en montant par le couloir nord puis fruit suspendu (un pas de 3), sommet sud à 9h, via Fruit absolu; sommet de la pente sud à 10h, sommet du couloir nord-ouest à 11h30, Remonter via le couloir gypaete en face Ouest (un pas de 4) , et descente à 13h30 du couloir nord puis de fruit defendu pour un retour à la voiture vers14h , ouf!
j’ai tracé tous les couloirs entre la cheville et le genou à peu près (peau de phoque sur 600m environ à l approche.
Côté matos, j ai skié avec des AlienRS Scarpa sur des Hannibal 96, légers et polyvalents en toute neige; 1 l d eau pour être léger (quitte à manger un peu de neige pour ne pas finir complètement déshydraté); pas de corde…mais de la désescalade a la place des rappels. 😅 ou du dry skiing pendu au Piolet parfois.
Côté dénivelé, je n’avais pas de montre car je n’aime pas en porter, ni trop Compter d ailleurs, mais j’ai dû faire autour de 2900 m, (dont environ 600 à peaux de phoque, le reste à pied ) en sachant que si on descend les pentes inférieures sous les couloirs, si elles sont en condition, on peut facilement arriver à 3500/4000 ! Joli challenge !😉