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Rochers du midi, bébé troublou 7c+

Une belle ligne dans un cadre classe. Un grand bravo et merci aux ouvreurs qui ont bien bossé et dont l équipement est impeccable et intelligent. Parcouru le 30/09/21 avec Julien Bourdat.

Photos de L5: majeur!

Encore quelques petites prises qui cassent ou qui croustillent, mais les passages devraient y remédier. Du caillou très classe sur plusieurs sections. La voie mérite largement une visite au même titre que les autres de la face est, et d un point de vue difficulté ça peut se voir comme 7b max et 2×2 point d aide dans les deux longueurs clé.

Voici notre avis sur les longueurs:

L1: met dans le bain 6b+

L2: pilier classe 6c+

L3: début soutenu et classe 7b puis un pas de bloc coriace en fin de longueur après la chasse d eau, sur une inversée à remonter avec des petits pieds , ensemble 7c+. Non enchaîné.

L4: 6c sympa avec un pas au départ

L5: majeure. Le dur se situe dans le petit dièdre à gauche de la chasse d eau (peu utile en-soi). Suite homogène dans le 7b. Ensemble autour de 7c. Une pause pour moi à vue à la fin du dièdre avant une grosse inversée.

L6: 5+ hissage pénible

L7: petite arête puis 4m en 4+

L8 : fissure finale : un pas original, 6c+. Pour la petite histoire cette fissure avaient été empruntée sur coinceurs par Yannick Guerillot et Julien Bourdat à la sortie de l autoroute du midi. Bravo à eux!

Roc de la Vallette, Wall Again 20/07/2020

Après Gébroulaz à ski et à l’arrivée sur Pralo, difficile de ne pas se laisser attirer par les belles coulées jaunes de cette raide paroi. Et l’ombre de Husson plane sur ces voies méconnes…

Et bien avec Julien nous n’avons pas été déçus, « Wall again » est superbe! et pour des pères de familles qui n’ont pas trop de rési, le style de grimpe en mur avec quelques repos nous allait bien!

Nous avons eu la chance de parcourir la voie à vue (ou flash en second) tous les deux, la température était idéale (soleil vers 11h30), la sortie de la voie est bucolique à souhait… ca ressemble à la journée parfaite!

 

Autre course – Arête du Jardin à la Verte

Reprise de la montagne pas vraiment en douceur : l’arête du Jardin à la Verte. Conditions optimales pour cette course qui permet d’accrocher 3 4000 m à Bruno mon collectionneur de sommets!

L’arête est super esthétique, et la vue joliment agencée par Madame Nature,  ca fait d’ailleurs plaisir de la retrouver!

Y a juste le réveil à 23 h (pour être descendus suffisamment tôt dans le whymper qui chauffe), qui change des habitudes des derniers temps!…;)

Autre course – Traversée de Belledone Nord par les couloirs

Dernier jour de « liberté » lundi 16/03, j’ai un peu flairé la chose et me lance dans la traversée de Belledonne Nord par les couloirs. Plus de 10 ans que j’habite dans ce massif et que j’y pense… cette traversée fais suite à un périple datant de 2002 au cours duquel nous avions, avec mon regretté pote Arnaud Drouet, rejoint le refuge des 7 Laux depuis la dernière benne de Chamrousse. Pleine lune et neige béton, le petit jour nous avait vus arriver au refuge bien éreintés. Grosse déception devant la porte close et nous jugeons plus prudent de redescendre… C’était les toutes premières traversées de Belledonne…

 

La suite est logique : je repars du point atteint et continue vers le Nord, par un tracé plutôt alpin, avec couloirs et sommets : les simples traversées m’ennuient un peu et j’apprécie le sel de la (relative) technique !

Démarrage du diesel à la Belle Etoile, direction les Grands Moulins puis la maison, moyennant près de 6000m de déniv. Au passage 5 couloirs qui m’auront  gardé un peu de poudreuse, cool !

Dès la première montée je peux apercevoir mon objectif : je distingue très loin à gauche la silhouette des Grands Moulins. J’ai une petite pensée pour Paul Bonhomme qui disait quelque chose comme « c’est le plaisir de voir la crête loin devant, mais aussi en se retournant de mesurer le chemin parcouru depuis le début… » bon pour l’instant j’essaie de ne pas trop penser à la distance à faire…

J’ai l’air un peu d’un vagabond avec mes vieux bâtons de ski de fond ressortis pour l’occasion et mon pantalon et mes gants troués, mais ça ne m’empêche pas de profiter du plaisir d’être là seul au monde. Les couloirs, pentes et  sommets s’enchaînent finalement plutôt bien, faut juste pas vouloir aller trop vite au début pour pas s’entamer, puis accepter d’aller doucement sous la chaleur du soleil et ensuite sous le poids de la fatigue…

Le couloir N du Grand Crozet me cueille au soleil couchant et l’ambiance rosée et cotonneuse de cette fin de journée est surréaliste, c’est que ce n’est pas l’heure habituelle !

Les pieds en sang, passablement entamé et à la nuit noire cette fois, j’opte pour finir par le paisible col de la Perrière plutôt que le sommet des Grands Moulins. La forêt de Belledonne trouve quand même le moyen de me jouer un tour de plus, et c’est avec plaisir que je retrouve finalement mon vélo planqué aux sources du Gargoton le matin même… encore un petit effort pour rouler : retour à la maison sans déranger femme et enfants oblige !

 

Mon coup de crayon sur Belledonne Nord : Pleynet – Sommet de la Belle Etoile – refuge des 7 Laux – montée au sommet du  Rocher blanc par couloir SW – Couloir Nord Rocher Blanc – Col Mouchillon- Refuge Combe Madame – Col Tépey (attention aux surchauffes en Sud !) – Pic de la Grande Valloire – Couloir est – Selle Puy Gris – Col Comberousse – Sommet du Charmet de l’Aiguille – couloir Nord du Charmet de l’AIguille – Grand Moretan (pt.2646m), couloir Nord – Refuge du Merlet –Montagne du Coteau (Point 2262) – Brèche du Frène – couloir Nord du Grand crozet – Baraque de Cohardin – Col de la Perrière – sources du Gargoton.  (autour de D+ 5800 m 37 km 5h30-00h30)

autres courses – droites voie normale

le 1 avril 2019 : coucher de soleil au sommet! et non ce n’est pas un poisson!;)

Bruno collectionne les 4000 et notre projet initial est contrarié par l’arrivée du mauvais temps sur notre période bloquée, donc direction un 4000 pas loin, et atteignable avant l’arrivée du mauvais : la voie normale des Droites. Après une grosse tôle au début de la Vallée Blanche, Bruno se ressaisit et malgré la chaleur un peu assourdissante à l’approche, nous remontons régulièrement les pentes menant au sommet. Le soleil a tourné et les conditions sont bonnes, l’arrivée au sommet se fait tranquillement en fin de journée, nous avons même le temps de faire les rappes et la desescalade des pentes de jour. Bruno a décidemment progressé à ski depuis ce matin car il ne tombe pas une fois dans le ski de nuit sur une neige pas top pour rejoindre le refuge du Couvercle!

Les photos :

Recit Belledonne facile

Bravo à ‘équipe, qui a su rester motivée malgré une météo maussade au début du raid!
Montée à l’Oule dans le brouillard, avec une belle surprise au refuge : le poele tourne déjà à plein rendement, merci les glaciairistes qui l’avaient allumé!
Puis encore peu de visi pour traverser le col du Moretan, mais la descente se découvre, laissant s’illuminer le gigantesque vallon du Veyton : 5 x 10 km sauvages, sans l’ombre d’un skieur!!
Petite virée au -dessus du refuge du merlet pour profiter des quelques cm de poudreuse épargnés par le vent durant l’après midi. Soirée tranquille dans ce refuge non gardé, mais sain et chaleureux…la température augment d’un coup lorsqu’un matelas est placé sur les jours de la porte d’entrée!…
Lendemain lundi grosse journée pour rejoindre st hugon, montée dans le four du Crozet, puis descente du col de Crozet variée mais exigeante!…
Arthur

Topo Mont Blanc à ski

 

Informations pratiques

Itinéraire

Montée

Depuis le plan de l’Aiguille (2310 m) atteint par la benne, traverser à flanc au pied de la face Nord de l’Aiguille du Midi en s’en tenant suffisamment éloigné, du fait des couloirs pouvant purger, notamment le Mallory. Il faut franchir 2 crêtes de moraines parfois dégarnies.

On peut aussi démarrer par le parking du tunnel vers l’Italie (1274 m) et remonte le sentier sous l’ancien téléphérique jusqu’à la gare d arrivée (2414 m). Au autre accès passe par l’Aiguille du Midi et la descente du Glacier Rond.

Prendre pied sur le glacier des Bossons au niveau de Plan glacier qu’on traverse, puis qu’on remonte en ascendance à droite pour atteindre la Jonction. Traversée comportant des séracs et des crevasses. Le Jonction est la bordure rive gauche de la branche principale du glacier, et qui est située sous l’éperon rocheux soutenant le refuge des Grands Mulets. Cette zone tourmentée se franchit vers la cote 2750 m environ, et passe à ski par bonnes conditions.  Remonter les pentes qui suivent jusqu’au refuge à 3051 m (rochers à la fin).

Le lendemain, descendre les rochers, puis traverser d’abord en légère descendance. Rejoindre ensuite le pied de l’arête N du Dôme, que l’on remonte d’abord à ski, puis à pied. 90 m environ à 35°/40° (parfois en glace). On passe ensuite à proximité de la pointe Bravais, puis on rejoint le refuge Vallot et l’arête des Bosses, que l’on remonte à pied jusqu’au sommet.

Descente

Si la face Nord directe est en condition, mais elle est souvent soufflée, descendre sous le sommet en tirant vers la droite, puis revenir vers la gauche sous des séracs pour rejoindre les Grand Plateau. Pentes à 35° voire localement 40°. Rappel possible. On peut aussi descendre au col de la Brenva et rejoindre la Grand Plateau par le Corridor.

Après avoir franchi une crevasse plus ou moins marquée au bout du Grand Plateau, traverser le Petit Plateau sous de gros séracs, en restant à main droite au maximum, blocs de glace possibles. Au bout du Petit Plateau, tirer légèrement à droite en visant des rochers (Rochers de l’Heureux Retour) permet de limiter l’exposition aux séracs. Rejoindre ensuite le refuge puis reprendre l’itinéraire de montée. Une option intéressante si elle est en condition consiste à descendre la rive droite de Glacier des Bossons pour rejoindre le tunnel, ce qui évite la traversée jusqu’au Plan de l’Aiguille.

Conditions

Les glaciers doivent être fermés, et les ponts de neige solides. L’arête N du Dôme est plus agréable et rapide à remonter en neige qu’en glace. La présence de blocs de glace sous les séracs entraîne un ralentissement de la progression augmentant alors le temps d’exposition. Côté nivologie, avoir de bonnes conditions sur la totalité de la dénivelé est délicat, la face N directe est très soufflée. L’idéal est d’avoir de la neige transformée en bas, et de la poudreuse tombée sans vent en haut sur fond dur, il faut alors être là au bon moment !

 

Difficulté : La longueur et l’altitude à laquelle se déroule la deuxième journée constitue la difficulté physique de l’itinéraire. Passages à 35°/40° et terrain glaciaire mouvementé. Itinéraire s’adressant donc à des skieurs alpinistes expérimentés, et sachant gérer les problématiques glaciaires : cheminement, franchissement de crevasses, passages sous séracs…

Dénivelée :

– Plan de l‘Aiguille / refuge des Grands Mulets : 750 m

–  refuge des Grands Mulets/Sommet : 1760 m

Matériel technique:

Le matériel de sécurité sur glacier.

Vu l’altitude et l’exposition au vent, ne pas oublier une protection pour le visage, et des moufles.

Carte  : 3531 ET et 3630 OT

Sites web :

Refuge des grands Mulets : http://refugedesgrandsmulets.ffcam.fr/, 04-50-53-57-10

Webcam de l’Aiguille du Midi, pour se faire une idée des conditions : http://www.compagniedumontblanc.fr/fr/webcams